Toute communication repose sur des paramètres verbaux et non-verbaux. Le recruteur va saisir tous les indices comportementaux qui révèlent votre personnalité.
Le comportement non-verbal
Il s'agit de l'expression de votre visage, de vos regards, de vos gestes, de votre attitude, bref, de tout ce qui concerne la part du corps dans une relation de communication (on l'estime à 60/70 % de toute interaction). S'il est difficile de tout maîtriser lors d'un entretien (on court le risque de paraître peu naturel, emprunté...), il faut observer un certain nombre de règles simples dont le non-respect entraînerait chez le recruteur des a-priori négatifs.
Evitez les gestes, les attitudes parasites ou trop révélateurs.
Certains gestes de nature « égocentrique », appelés aussi des « auto contacts » perturbent la communication et donnent à votre interlocuteur des informations sur votre véritable état d'esprit... Remonter sans cesse ses lunettes, tortiller ses cheveux, tyranniser son stylo, rassure le candidat mais inquiète le recruteur...
Affirmer que l'on a un caractère calme et serein alors qu'on agite frénétiquement ses jambes sous la table en pensant ne pas être vu, constitue un contre-discours corporel !
Certes, le professionnel saura mettre cette agitation sur le compte du stress... mais à partir du moment où vous êtes en concurrence avec un autre stagiaire et lorsque l'entreprise est réticente à prendre des étudiants en stage, autant mettre toutes les chances de votre côté...
Adoptez une attitude d'écoute active, allez vers votre interlocuteur.
Par exemple, garder les bras croisés pendant tout l'entretien équivaut à chercher à se protéger... Or, si vous êtes présent à ce rendez-vous, c'est que vous voulez offrir à l'entreprise votre collaboration, vos compétences et donc aller vers elle.
Illustration d'une gestuelle vivante
Le thème abordé est celui de la R&D. L'étudiant retient d'abord sa gestuelle, puis elle devient expressive : le geste accompagne le discours et se veut démonstratif.
N'hésiter pas à sourire, adoptez un air avenant...
Rien de pire pour un recruteur que le face à face avec un « accusé » de 20 ou 24 ans... C'est de vous aussi que dépend le climat du rendez-vous, ne vous placez pas d'emblée en situation d'être jugé par un tribunal !
Regardez votre interlocuteur (même s'il prend des notes), ou vos interlocuteurs...
Parlez assez fort, n'obligez pas le professionnel à vous demander de répéter.
Articulez, soignez votre débit, votre rythme (ni trop rapide, ni trop lent). N'avalez pas les mots...
Le comportement verbal
Indépendamment du contenu, soyez vigilant sur la forme.
Votre diction sera parfaite, votre expression doit relever d'un niveau de langue courant, voire soutenu... Vous êtes en situation professionnelle (vous pourriez vous adresser à un client, à un fournisseur), votre discours est donc clair (évitez les jargons) et précis.
Evitez le revers, le renvoi systématique de la question posée. Ce n'est pas un match de tennis...
N' hésitez pas à demander à votre interlocuteur de reformuler si vous n'avez pas bien compris la question (n'abusez pas de ce type d'intervention !)
En un mot, soyez naturel...
N'oubliez pas les règles essentielles de politesse (ponctualité, présentation, attente d'une invitation à s'asseoir, prise de notes éventuelle, prise de congé).
Pensez également à présenter des « preuves » tangibles de vos compétences : un rapport, parfaitement rédigé, qu'en prévision, vous avez amené avec vous, pourra être proposé pendant l'entretien pour mieux faire comprendre tel ou tel point technique mais ne l'imposez pas...