1) Si A est une partie de E, la définition de
est :
.
Soit y un élément de
. Cela veut donc dire qu'il existe un élément a appartenant à
tel que
.
Or la définition de
est :
.
Comme a appartient à
, on a donc
appartient à P.
Par conséquent, l'inclusion
est toujours vraie, quelle que soit la partie P de F.
2)
- Montrons que la propriété (i) implique la propriété (ii).
On suppose donc que l'application f est surjective.
On sait, d'après1), que l'on a toujours l'inclusion
.
Il reste à montrer l'inclusion
.
Il s'agit de montrer que tout élément de P est l'image d'un élément de
.
Soit
; comme f est surjective, tout élément de l'ensemble d'arrivée a au moins un antécédent par f, en particulier
admet au moins un antécédent
.
On a donc
, d'où
appartient à
.
Par conséquent on obtient :
.
Or
donc
appartient à
.
On a bien
, donc d'après 1)
pour toute partie P de F,
.
- Réciproquement, montrons que la propriété (ii) entraîne la propriété (i).
On suppose donc que pour toute partie P de F,
.
Ceci est donc vrai pour toute partie de la forme
où b appartient à F.
Donc, pour tout b de F, on a
.
Ceci entraîne, en particulier, que
est non vide, donc il existe au moins un élément de E qui appartient à
, notons a cet élément.
Par définition de
, (ici
) on a
,
c'est-à-dire
.
On a par conséquent montré que pour tout b de F, il existe un élément a de E tel que
: ceci est la définition de f est surjective.
Les propriétés (i) et (ii) sont donc équivalentes.
3) Soient
et f l'application définie par
.
On cherche P tel que
.
Or on sait que l'on a :
( d'après la question 1)), et dans cet exemple :
.
Pour avoir P non inclus dans
, il suffit donc de prendre P contenant des éléments de
.
Par exemple, soit
. Donc
. Par conséquent
et
.
On a bien :
.